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 ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)

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Rayan Fitzwilliam

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MessageSujet: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Mar 20 Jan - 23:14



Dix-neuf heure cinquante-six. Quatre petites minutes avant qu'il ne puisse enfin s'échapper d'ici. Il pouvait le faire, tenir quatre minutes, il avait bien tenu pendant les dernières trente-six heures. Le seul hic, c'était la paperasse, il fallait encore clore le dossier. Il lui restait dix pages à remplir normalement. Vingt pages, quatre minutes, ça ne coïncidait pas vraiment. Au mieux il en avait encore pour une heure et demi, au pire selon le nombre de preuves, il en avait pour cinq. Il fallait qu'il se débarrasse de cette corvée. La question c'était: comment ? Il leva les yeux de derrière son ordinateur et scruta à travers la vitre de son bureau le reste du commissariat. Le stagiaire ? C'était quoi son nom déjà... William ?  Daryl ? Stephan ? En réalité, c'était le cadet de ses soucis, c'était juste « le stagiaire ». Il serait honoré de s'occuper d'un tel dossier, mais ce n'était qu'un stagiaire, qui n'était pas très doué en plus de ça – pour ne pas dire que c'était un vrai boulet. Rayan abandonna l'idée du stagiaire. L'éclopé au fond de la salle ? Il avait le Q.I d'une huître, le dossier serait à tous les coups truffé de fautes. Il ne restait plus qu'Holly, sa victime préférée, tous les autres ayant déjà pris congé. Elle était parfaite pour la tâche, et ça ne serait que l'énième fois que Rayan lui demandait ce « service ». Il prenait un malin plaisir à pourrir la vie de la jeune policière, et lui refiler les tâches ingrates faisaient parti de ses passes-temps favoris. Des remords ? Aucun. Il n'avait aucune conscience morale de ce point de vu là. Il détestait faire la paperasse de fin d'enquête presque autant que faire la vaisselle. Mais il avait une solution pour tout : la vaisselle, il la refilait à Elyas, la paperasse à Holly.

Il ferma le dossier et l'attrapa avant de sortir de son bureau. Un léger sourire diabolique étira ses lèvres lorsqu'il arriva derrière l'écran de l'ordinateur de la demoiselle. Elle était totalement absorbé par ce dernier, tellement qu'elle ne réalisa pas que son supérieur était là. Rayan claqua des doigts pour attirer son attention. Elle se redressa brusquement, et sursauta lorsque le policier laissa tomber le lourd dossier sur le bureau de la jeune femme. « Cadeau Parker. Tu as de la chance, j'ai fais les dix premières pages. » lui lança t-il en terminant sa phrase avec un sourire malicieux. Elle le toisa, ce qui ne fît qu’accroître la satisfaction du chef de la police. Elle voulu contester mais le jeune homme ne lui en laissa pas le temps « Bonne soirée. Si tu me cherches, je serais parti ! » et il tourna les talons, sans dénier écouter ses plaintes. Il entendit quelques insultes, mais ce soir, il n'avait pas envie de s'attarder. Il était officiellement huit heure, il pouvait entendre son canapé et sa bière l'appeler d'ici.

~ ~ ~

Il atteignit enfin le parking commun. Il avait l'impression que cela faisait des heures qu'il était dans sa voiture – ça ne faisait en réalité que trente minutes. La radio avait quand même eu le temps de passer deux fois la dernière chanson de Beyoncé et quinze pages de pub – enfin il exagérait peut-être sur ce dernier point.
Il attrapa son arme de service et son portable et sortit de son 4X4. La journée avait été longue. Trop longue, comme d'habitude. Non pas qu'il n'aimait pas son job, mais lorsque qu'il ne dormait pas pendant presque deux jours, qu'il passait sa vie entre le poste et les interventions, il était comme tout être humain : il voulait rentrer chez lui.
Il grimpa les marches de l'escalier quatre par quatre et atteignit rapidement le quatrième étage.

Il tourna la poignet : La porte était ouverte, ce qui signifiait que son colocataire était à l'appartement. Il poussa la porte qu'il referma aussitôt derrière lui. Il déposa ses clés et son porte-feuille dans le pot de l'entrée, laissant échapper un soupir de fatigue. Il traversa le couloir pour atteindre son cher salon. Lorsqu'il l'atteignit, il resta figé au milieu de la pièce. La pièce avait été ravagé par une tornade, c'était la seule explication. Tous ses livres étaient étalés sur le sol, on ne pouvait même plus distinguer le tapis. Ses quelques bibelots, ainsi que certains d'Elyas, se trouvaient également parmi les livres. Rayan leva les yeux vers les étagères qui étaient censées porter sa bibliothèque : l'une pendait par un seul de ses clous, tandis que l'autre était elle aussi tomber. Le policier passa une main lasse sur son visage, déjà agacé par la situation. La vision de son salon sans dessus dessous l'épuisait.
Il s'avança afin de ramasser quelques bouquins, vite rejoint par Gimli, qui semblait heureux de revoir son maître. Rayan remarqua soudain qu'un objet manquait : la boite. Cette boite qu'il avait pris soin de cacher sur l'étagère la plus haute, hors de vue, et surtout de portée de son – petit – colocataire. Elle contenait les preuves de son adoption, et les seuls objets qui témoignaient de sa naissance, rejoints depuis peu par la photo de son neveu qui ne savait même pas qu'il avait un troisième oncle. Il ne fallu pas longtemps à Rayan pour comprendre où pouvait être cette boite.

Il se dirigea d'un pas décidé vers la chambre d'Elyas avant de tambouriner contre sa porte. Ce carnage ne pouvait être que son ouvrage. « Elyas ramène ton cul tout de suite ! » hurla t-il « Je sais pas encore quelle connerie tu as pu faire, mais là tu as intérêt d'avoir une bonne explication, sinon je vais te botter le cul si fort que tu pourras plus t'asseoir pendant des semaines. » il frappa de nouveau  « Pas la peine de faire le mort andouille, je sais que tu es là ! Sors de là où j'enfonce la porte et les frais de réparation seront à tes frais ! ».

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Dernière édition par Rayan Fitzwilliam le Lun 23 Fév - 15:35, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Mer 21 Jan - 0:31


Assis à mon piano, mes doigts glissaient sur les touches de l'instrument. Je jouais les mélodies qui me passaient par la tête sans vraiment faire attention. Rayan avait gentiment accepté de laisser une place pour lui dans notre salon après de longues négociations. Je pense qu'il avait compris que c'était important pour moi, et même s'il ne fait rien pour me faire plaisir, cette fois-ci, il avait accepté. Ce jour devrait être férié juste pour cet acte de bonté venant de lui. Une cigarette coincée au coin de ma bouche, j'observais minutieusement le salon. En regardant ce dernier, on pouvait en apprendre beaucoup sur mon colocataire. Je n'avais pas vraiment eu mon mot à dire quant à la décoration, il reflète donc assez sa personnalité. Le canapé, très important : endroit où il passe ses soirées après de longues heures d'enquête ou de paperasse, une bière à la main. Puis mon regard se dirigeait vers les étagères situaient le long du mur, juste en face de moi. Mes sourcils se fronçaient alors que j'essayais de lire les titres des bouquins qui les remplissaient. Rayan est un flic qui aime lire et s'instruire, ça m'avait étonné au début. Je pensais qu'il les avait mit là juste pour frimer auprès des filles qu'il ramenait dans son lit, mais non, je l'ai vu à maintes reprises plonger son nez dans certains de ces livres. Je reniflais alors que j'observais avec intérêt cette impressionnante collection. Je n'avais, bien sûr, pas le droit d'y toucher. J'ai l'impression que Rayan pense que tout ce que je touche prend feu. Je secouais la tête. On peut dire que la confiance règne entre nous. A part la cafetière, le canapé, le frigo et le chien -et encore-, mes mains maladroites ne doivent rien toucher. En parlant du chien, il venait poser sa tête sur ma cuisse. Je lui caressais la tête alors que j'apercevais quelque chose qui attirait mon attention tout en haut d'une des deux étagères. Je le poussais sur le côté pour pouvoir me lever, attrapant ma cigarette du bout des doigts. Posté devant l'étagère, je ne lâchais plus du regard ce qui ressemblait à un carton. Je tirais sur ma cigarette alors que je secouais la tête essayant de me convaincre que ce que je voulais faire n'était pas une bonne idée. Je tournais les talons commençant à me diriger vers ma chambre, puis je m'arrêtais au milieu du couloir. Je croisais les bras sur mon torse. Si Rayan avait mis le carton à une hauteur que je ne peux pas atteindre, c'était sûrement pour une bonne raison. Ce qu'il contenait ne me regardait pas, ce n'était pas mes affaires. Je jetais un coup d’œil à ma montre. Puis merde, j'avais le temps d'ouvrir le carton, fouiller un peu puis le remettre correctement à sa place. Ni vu, ni connu. Je retournais au salon observé par le chien. Me sentant jugé par ce dernier, je me sentais obligé de dire quelque chose. « Ça reste entre nous, tu n'as rien vu. » Les mains sur les hanches, je réfléchissais à comment faire pour atteindre ce carton. Je me mettais sur la pointe des pieds, mais je parvenais à peine à le toucher. Un juron traversait mes lèvres alors que je détestais plus que jamais ma petite taille. Rayan avait du trouver ça drôle en l'installant tout là-haut sachant que je n'arriverais jamais à l'attraper. Un sentiment de vengeance m'envahit alors en pensant à ça. Je calais ma cigarette entre mes dents alors que je tentais de grimper sur la première étagères de la bibliothèque. Je frôlais le carton du bout des doigts. Un soupir traversait mes lèvres alors que je grimpais un peu plus sur le meuble. J'attrapais alors le bord du carton d'un geste rapide et le faisait tomber par terre sans pouvoir le rattraper dans sa chute. Cependant, en essayant de le rattraper -espérant qu'il n'y avait rien de fragile à l'intérieur-, je faisais tomber ma cigarette sur le canapé. S'en suivais alors un léger moment de panique. L'étagère à laquelle j'étais agrippée se décrochait du mur, me faisant tomber à mon tour sur le canapé ainsi que toute la bibliothèque de Rayan. Je me frottais la tête ayant reçu un bouquin sur la tempe avant de m'empresser de trouver ma cigarette priant pour qu'elle ne mette pas feu au canapé. Un soupir de soulagement traversait mes lèvres lorsque je la retrouvais. Je passais une main dans mes cheveux en regardant tout autour de moi. J'avais dit quoi déjà ? On jette un coup d’œil et on remet tout à sa place comme ça on éveille aucun soupçon.  C'était mal parti …

Je ramassais quelques bouquins prenant soin de ne pas marcher dessus avant de retrouver le carton et les affaires qu'il contenait. Je m'en emparais et me dépêchais de l'emmener dans ma chambre. Je fronçais les sourcils, intrigué, alors que je poussais la porte de ma chambre. Je prenais le temps de fermer la porte derrière moi avant de poser le carton tant désirée par terre et de m'intéresser à son contenu. J'en sortais tout d'abord un éléphant bleu en peluche retouché avec du tissu orange sur le flanc droit, puis un paquet de papiers, puis une photo. La photo et la peluche misent de côté, je m'intéressais plus longuement aux papiers. Je haussais les sourcils au fur et à mesure de ma lecture. Rayan est un homme très secret et pas très bavard, il ne parle jamais de lui. Je ne connais même pas sa date de naissance ou encore son plat préféré et pourtant on vit en colocation depuis un moment maintenant. Je m'adossais contre le mur en prenant la photo dans ma main. On pouvait y voir un petit garçon. Je ne pense pas que ce soit une photo de Rayan, mais il y avait un petit air de famille. Je sursautais alors qu'on frappait à ma porte. Je fermais les yeux en entendant Rayan me demander de ramener mes fesses au plus vite. Je regardais ma montre et me rendait compte qu'il était rentré plus tôt que ce que j'avais prévu. « Deux minutes ! » Je me relevais d'un bond et m'empressais de remettre tous les objets dans le carton. Il hurlait qu'il allait me botter le cul si je n'avais pas d'explication valide. Je haussais les épaules alors que je jetais le carton sur mon lit, une fois de plus ou une fois de moins. Je m'empressais d'ouvrir la porte avant qu'il ne décide de l'enfoncer. Je me retrouvais planté devant lui comme un idiot. « Je peux tout expliquer. C'est pas ce que tu crois. » déclarais-je en levant les mains en l'air. Puis Gimli qui se trouvait à côté de lui attirait mon attention. « C'est de sa faute ! » Je soutenais le regard de Rayan qui me disait que j'avais été trop loin sur ce coup-là. Je venais de découvrir ce qui était sûrement son plus grand secret et je me tenais là, devant lui, sans savoir quoi dire. Je m'écartais pour qu'il puisse reprendre ce qui lui appartenait observant ses faits et gestes me préparant à recevoir une tape derrière la tête. « Désolé, je n'aurais pas du fouiller, ce sont tes affaires, mais.. » Je bafouillais ne trouvant pas mes mots et surtout ne voulant pas dire de bêtises qui ne feraient que m'enfoncer un peu plus dans ma connerie. « .. tu peux m'en parler, tu sais. Puis, tu peux pas m'en vouloir, tu ne me parles jamais de toi. Je suis curieux, tu me connais. » Je marquais une pause avant d'ajouter. « Tu ne m'as jamais parlé de ta famille.. » Je comprenais à présent pourquoi c'était un sujet sensible pour lui, mais je pensais qu'il me faisait quand même assez confiance pour m'en parler. Cependant, Rayan n'est pas du genre à s'asseoir avec vous pour papoter de la pluie et du beau temps. Maintenant que je savais, peut-être qu'il allait s'ouvrir et m'en parler.
 



Dernière édition par Elyas Lockhart le Ven 23 Jan - 23:01, édité 2 fois
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Rayan Fitzwilliam

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MessageSujet: Re: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Ven 23 Jan - 22:36



« Deux minutes ! » la voix d'Elyas parvînt jusqu'aux oreille de Rayan, déjà hors de lui. « Non pas deux minutes, tu bouges ton cul Lockart ! ». Malgré les apparences, ce n'était pas qu'il détestait Ely, mais il avait souvent le chic pour jouer avec ses nerfs. Elyas était le genre de mec à qui il arrivait toujours des choses improbables. Ce gars était un aimant à emmerdes, il n'en loupait pas une seule. Quand il y avait une connerie à faire, il fallait qu'il la fasse. Volontairement ou non, pas un jour ne passait sans qu'il ne casse quelques choses, tombe, perde ses affaires – ou celles des autres d'ailleurs. Sa vie était digne d'une de ces comédies dont l'humour laissaient souvent à désirer et où les péripéties étaient plus improbables les unes que les autres. Si vous ne vouliez pas vous faire remarquer, il ne valait pas mieux traîner avec lui : dans les restaurants c'était ce mec qui renverse son verre, fait tomber son plateau, c'était celui qui casse les pots de confiture au supermarché, qui perdait ses clefs sur les aires d'autoroutes, non vraiment, il en tenait une couche, Rayan exagérait à peine.
Et pourtant c'était le colocataire de Rayan. Il savait pertinemment à quoi il s'exposait en acceptant le marché – même le jour de leur rencontre, Elyas avait été fidèle à lui-même, ça va de soi. Mais malgré ses défauts, ce n'était pas quelqu'un de méchant, bien au contraire. Il lui tapait sur le système, mais il ne le détestait pas pour autant, qui pourrait en même temps ? Mais parfois – souvent – Rayan priait le ciel pour qu'on lui donne un peu plus de bon sens.

Le policier tambourina une nouvelle fois, si fort que c'est coup aurait pu enlever la porte de ses gongs. Finalement, la porte s'ouvrit. Les traits de Rayan étaient tendus et crispés, affichant sa colère grandissante. Il toisa Elyas du haut de son mètre quatre-vingt. Il valait mieux qu'il ait une TRES bonne explication, sinon il allait finir pendu par le slip au rideau de douche. Rayan croisa les bras sur sa poitrine, haussant les sourcils dans l'attente de cette si bonne explication. « Vas-y, essaye toujours ! » railla t-il. « C'est sa faute ! » ces trois mots éveillèrent en Rayan des élans meurtriers qu'il eut bien du mal à retenir. Il passa une main dans ses cheveux châtains, prenant une grande inspiration afin de réprimer toute la colère qui s'était emmagasinée en lui en l'espace de quelques minutes. Il tapa plusieurs fois dans ses mains, une sorte d'applaudissement lent et ironique. Il joignit ses mains devant sa bouche avant de répondre. « Okay... très bien... Une dernière volonté avant que je te fasse la peau ? ». Il aurait pu trouver n'importe quelles autres excuses, mais non, il fallait qu'il accuse le chien. C'était logique en effet. Le regard de Rayan se posa au-delà de son abrutit de coloc', droit sur le lit de ce dernier. Comme il l'avait parié, sa boite s'y trouvait. Il poussa d'une main ferme Elyas afin qu'il dégage de son chemin et fonça jusqu'au lit. Il attrapa la boite d'une main et se retourna furax vers Elyas. Il pointa la boite de sa main libre « Et ça aussi c'est le chien je suppose ? » il haussa les sourcils, feignant d'attendre une réponse « Tu me prends pour un con Elyas ? J'ai vraiment l'air d'être con à ce point ? » le débit de ses paroles accéléré de plus en plus, son ton allant de paire. « Qu'est-ce qui tourne pas rond chez toi putain ! » excédé, il sortit de la chambre, sa boite sous le bras, sans même adresser un regard à son colocataire.

L'autre commença à bredouiller des excuses alors que Rayan arrivait au bout du couloir. Ce dernier se retourna violemment « Mais quoi ? Tu ne peux pas t'empêcher de mettre ton nez partout, surtout là où il n'a rien à foutre ? » railla le jeune homme. Ses traits n'étaient que colère, ses sourcils tellement froncés qu'ils se rejoignaient en une ligne. Son regard haineux planté dans celui d'Elyas, il ne pouvait refréner cet excès de colère. Il détestait qu'on touche à ses affaires, surtout celles-ci, et c'était pourquoi il les avait mise hors de portée. Finalement Elyas reprit la parole. Un rire ironique s'échappa des lèvres du policier. Lui en parler ? Non mais quelle blague ! Il osait lui dire ça ? « Oh merci monsieur le psychologue, que ferais-je sans vous ! » dit en feignant une certaine reconnaissance. « Tu oses me dire que je ne peux pas t'en vouloir ? Tu es sérieux ? » Môsieur fouillait dans ses affaires, môsieur faisait tomber toute sa bibliothèque, et il n'avait pas le droit de lui en vouloir ? Rayan hallucinait, quel trou du cul ! « Curieux ? Ce n'est plus de la curiosité à ce stade. Tu connais pas l'intimité ? Il y a des trucs qui ne te regarde pas, et ça, » il désigna la boite « ça en fait parti. ».

Rayan tourna le dos à Elyas, et s'en retourna dans le salon. Il déposa la boite sur un fauteuil et commença à ramasser ses livres. Non mais quel bordel. Comme un mec aussi petit pouvait faire autant de dégâts ? Rayan était vraiment excédé. Il entendit de nouveau la voix de son colocataire et un long soupir traversa ses lèvres. « Tu me saoules Elyas, okay ? Tu veux quoi ? Une soirée pyjama pour qu'on se fasse des nattes et qu'on parle nos passions pour les chanteurs des One Direction ? Lâche moi les baskets. » Il marqua un bref temps d'arrêt, récupérant son exemplaire d'Alice au pays des merveilles. « Je t'en pose des questions moi ? Si j'en parle pas, c'est que j'ai mes raisons. Et devine quoi ? Ces raisons ne te regardent pas. » il le fusilla encore une fois du regard avant de se pincer l'arrête du nez dans l'espoir d'occulter une migraine naissante. Il ramassa d'autres livres et forma une pile, qu'il alla déposer sur le canapé. Son regard fût attirer par une tâche. Non, pas exactement une tâche, on aurait plutôt dit... un trou ?! Il passa son doigt dessus. Les bords étaient brûlaient. Il se retourna vers Elyas encore plus énervé. « Tu as de la chance que je tienne à mes livres, sinon je t'en aurais balancé un dans la gueule. Ça t'arrive d'arrêter les conneries ? Ou c'est pathologique chez toi ? » le ton monta au fur et à mesure « Je t'ai déjà dit de ne pas fumer à l’intérieur bordel de merde ! Mais non, il faut toujours que tu fasses ton trou du cul hors la loi ! ». Rayan s'énervait facilement, mais là il était en colère à un point que Elyas n'avait sûrement jamais vu.

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MessageSujet: Re: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Sam 24 Jan - 0:12


Mon grand-père me l'avait toujours répété. Aussi loin que mes souvenirs remontent, j'entends cette phrase traversait ses lèvres. Tu es un gentil garçon qui n'a pas de chance, c'est tout. J'attire la poisse, je le sais. J'ai deux mains gauches. J'ai beau faire attention, m'appliquer, ça foire à chaque fois. Lorsque j'étais enfant, on me le reprochait pensant que je faisais exprès de faire le pitre pour attirer l'attention. D'un côté, ça m'a appris à me débrouiller seul. Les gens ont peur de ce qui est différent d'eux. Rayan n'a pas peur de moi, mais je l'exaspère, il ne me comprends pas. Je me grattais la nuque alors qu'il disait qu'il n'attendrait pas deux minutes avant que je lui ouvre la porte de ma chambre. Je fermais les yeux quelques secondes entendant la tornade arrivait au loin. J'allais me faire souffler dans les bronches quelque chose de bien. Je tirais mes manches, bien trop longues, avant d'aller lui ouvrir la porte. La manche sur mon nez, je l'observais sans dire un mot. Il me scrutait de haut en bas alors que je baissais les yeux sur mes pieds. Rayan s'énervait très facilement, il est le genre d'homme à se laisser emporter sans vraiment réfléchir. Je n'ai pas assez de doigts pour compter le nombre de fois où il m'a insulté de tous les noms pour une broutille. Le truc c'est qu'il n'a pas beaucoup de patience, et surtout avec moi. Je lui disais que j'allais tout lui expliquer et il me répondait que je pouvais toujours essayer. A ce moment-là, je savais que ça ne servait à rien que j'essaye d'expliquer quoi que ce soit, il avait décidé de m'en foutre plein la gueule, ça ne changerait rien. Même si mon explication était valable, j'allais m'en prendre plein la gueule. Parfois, j'ai l'impression d'être celui sur qui il se défoule après une bonne journée de merde. Réaction stupide de ma part : j'accuse le chien. Ridicule. En plus, je crois que ça l'a encore plus énervé. Je me frappais le front bien fort intérieurement en me traitant d'idiot. Il se mettait à m'applaudir -ironiquement bien sûr- alors que j'haussais les épaules en me mordant l'intérieur de la joue. Je ne savais pas quoi faire, ni quoi dire face à Rayan qui faisait trois têtes de plus que moi. S'il me mettait une claque, je tombais dans le coma. Je levais ma main vers lui et ouvrais la bouche pour dire quelque chose, mais aucun son ne sortit. Il passait devant moi et me poussait pour aller récupérer le carton posé sur mon lit. Je remettais ma manche devant mon nez faisant semblant de ne pas entendre sa réflexion au sujet de la culpabilité du chien. Je relevais les yeux lorsqu'il me demandait s'il avait l'air d'être con. Je m'empressais de secouer ma tête négativement, de gauche à droite, en me grattant la nuque. La vérité c'était que Rayan me faisait penser aux garçons qui me martyrisaient au lycée. Je me sentais con face à lui, j'étais en tort, ses reproches étaient fondés : je ne pouvais rien répliquer. Je ne pouvais qu'encaisser les reproches et les insultes. La phrase qu'il me lançait avant de sortir de la chambre me fit l'effet d'un pincement au cœur. Qu'est ce qui tourne pas rond chez toi putain. Et il est sorti sans même me regarder. Je prenais une grande inspiration, puis je fermais les yeux avant de souffler. J'aimerais bien savoir ce qui cloche chez moi. Ma gorge se nouait puis je décidais de le rejoindre au salon.

Je le suivais dans le couloir essayant de rattraper ma connerie. Il se retournait brusquement vers moi, ce qui me fit reculer d'un pas instinctivement. Je haussais les épaules en fronçant légèrement les sourcils. « Ca va, c'est qu'un carton. Je n'ai rien cassé, rien n'abimé. J'ai vu la boîte, ça m'a intrigué, c'est tout. » Je le suivais alors qu'il repartait en direction du salon. J'ajoutais qu'il aurait pu m'en parler. La famille c'est un sujet compliqué à aborder pour tout le monde, en parler avec quelqu'un peut être une solution. Garder des secrets et des problèmes pour soi n'est pas forcément une bonne idée. Ca vous ronge, petit à petit. Il m'appelait monsieur le psychologue et ajoutait qu'il ne savait pas comment il ferait sans moi. Je détournais le regard en croisant les bras sur mon torse. Bien sûr qu'il a le droit de m'en vouloir, j'ai décroché sa putain d'étagère et j'ai pris son putain de carton. Puis il abordait le sujet de l'intimité. Il n'allait quand même pas me faire la morale à propos de ce carton pendant des heures. J'ai lu une feuille et aperçu un éléphant en peluche. Il désignait le carton en me disant que ce carton et ce qu'il contenait ne me regardait pas. Je tournais dix fois ma langue dans ma bouche avant de soupirer. Mon cœur battait la chamade. Il posait le carton sur un fauteuil et commençait à ramasser les bouquins qui jonchaient le sol. Lentement, je me penchais pour ramasser les bouquins à mes pieds et les posais à côté de Rayan en faisant une pile. Je tentais une nouvelle approche. Rayan est une tête brûlée qui veut être le mâle dominant dans toutes les situations, donc parler d'un sujet sensible allait être compliqué pour lui, même s'il en avait envie. C'était pour cette raison que j'insistais encore une fois. Je fronçais les sourcils, agacé, lorsqu'il parlait de boys band et de soirées pyjamas. Je lâchais le livre que j'avais dans la main et me relevais en fixant sa nuque. « Tu sais quoi, Rayan ? Je t'emmerde. » Il ne voulait pas en parler, très bien. J'avais l'habitude de me faire insulter par mon collocataire d'idiot à trou du cul sans oublier bon à rien, mais cette fois, je lui avais dit. Il m'emmerdait. Je faisais de mon mieux pour l'aider ce qu'il ne semblait pas remarquer et j'étais censé recevoir toutes ces insultes à la tronche sans rien dire ? Je suis maladroit, je suis un boulet, je suis trop curieux, je m'étais excusé pour ça. Pas la peine de me répéter pendant deux heures ce que je savais déjà. « Tu veux pas parler de ton adoption ? Très bien. Comme tu veux. Mais arrête de me traîter d'idiot. » Je déglutissais avec difficulté sentant ma gorge se nouait. Je n'avais jamais tenu tête à Rayan de peur de m'en prendre une ou d'être un peu plus ridiculisé par ses mots. J'en avais marre d'être traîté comme un moins que rien. Lui aussi fait des erreurs, lui aussi a des défauts et est loin d'être parfait, sauf qu'il semble souvent l'oublier. Par la suite, il me menaçait en me disant que s'il ne tenait pas autant à ses livres, il m'en enverrait sûrement un en pleine figure. C'était vrai que la diplomatie, c'était pas son fort, il préférait la violence. Facile quand on est plus grand et plus costaud. Il me rappelait vraiment ces gars du lycée qui faisait tout pour m'humilier. Pourtant, je savais qu'au fond, une partie infime de son être, m'appréciait. Je haussais les sourcils lorsqu'il me demandait si ça m'arrivait d'arrêter mes conneries ou si c'était pathologique. « Et toi, le manque de tolérance et de compassion, c'est pathologique aussi ? Tes parents adoptifs ne te l'ont pas appris ? » A peine avais-je fini ma phrase que je la regrettais déjà. Je n'aurais pas du dire ça, mais s'il fallait que je me montre aussi désagrable que lui pour lui montrer que je ne me laisserais pas toujours faire comme un soumis, alors je le ferais. Je passais une main lasse sur mon visage lorsque je l'apercevais près du canapé. Ma cigarette avait fait un trou et bien sûr, de tout le canapé, son regard se pose sur ce putain de minuscule trou. Pour la cent trentième fois, il m'ordonnait de ne pas fumer dans l'appartement. Une fois qu'il eu le dos tourné, je marmonnais dans ma manche : « Je ne dis rien quand tu ramènes tes copines à l'appartement... » Je pense que c'est sur ce point que nous sommes le plus différents. Rayan est du genre volage, il aime ramener des filles à l'appartement et moi, je n'ai pas le droit de fumer une petite cigarette. Cet appartement était autant le mien que le sien. S'il ne voulait pas parler du contenu de son carton secret, on finirait de s'engueuler et je m'en irais au bar boire une bière. On vivait ensemble depuis plusieurs années et je ne savais rien de lui -et ce n'était pas parce que je ne lui posais pas de questions. S'il a besoin de parler, je serais là, je l'écouterais, j'oublierais tout ce qu'il venait de me dire. Trop bon, trop con.


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ain't no sunshine when she's gone.
ain't no sunshine when she's gone. it's not warm when she's away. ain't no sunshine when she's gone and she always gone too long, anytime she goes away. wonder this time where she's gone, wonder if she's gone to stay. ain't no sunshine when she's gone and this house just ain't no home, anytime she goes away.

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MessageSujet: Re: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Sam 24 Jan - 12:23



Rayan n'avait pas toujours été ainsi. Malgré les apparences, ce n'était pas qu'un « pauvre con », surnom que les gens affectionnaient. Non, fût un temps, c'était un enfant, un adolescent, puis un jeune homme charmant, gentil et attentionné. Il avait peut-être même était trop gentil à l'époque. Un enfant comme on n'en connaît, perdu dans leur imagination dans le coin de la cour de récréation. Si, c'est bien de Rayan Fitzwilliam dont on parle. Mais la vie, les circonstances l'ont changé. Le Monde lui-même la poussé à se forger un caractère. Personne ne naît ainsi, malheureusement, l'humanité pousse beaucoup de gens à le devenir. Les gens qui l'ont connu petit, les gens qui l'ont élevé ne le reconnaîtraient pas si ils le voyaient ainsi. Ça ne leur plairait pas d'ailleurs. Pourtant, malgré ses airs de brute, de détracteurs de lycée, il n'était pas quelqu'un de foncièrement méchant. Difficile à croire bien sûr quand on l'entend parler ainsi, mais c'était pourtant la vérité. Il avait commencé à développer se caractère de rejet permanent, de violence, après la découverte de son adoption. Il avait eu l'impression qu'on l'avait pris pour un idiot. Il s'était refermé sur lui-même, et rejetait tout ce qui provenait de sa soi-disant famille. L'armée avait achevé de formater ce nouveau caractère. Bien sûr, à l'armée, il n'est pas question de sentiment. On ne peut être un gentil bisounours défendant les gentils des méchants. Non, à l'armée, on vous apprenez à oublier votre part de gentillesse et à tuer sans avoir une once de regret. Rayan avait porté son masque de soldat pendant trop longtemps, et il semblait impossible de l'enlever, même cinq ans après. Au moins les gens lui foutaient la paix, ils avaient peur de lui. Personne ne viendrait l'agresser, l'emmerder dans un bar, dans un café, il pouvait rester seul sans qu'on vienne troubler sa tranquillité. On ne souhaitait pas l'arnaquer de peur de s'attirer ses foudres, et dans son métier, son caractère était parfait.
Mais confronté à Elyas, il n'avait peut-être pas la bonne méthode. Elyas était trop gentil, et c'était ce qui exaspérait sûrement le plus Rayan. Il savait qu'un jour ou l'autre ça lui retomberait dessus, pour de bon. Il le savait que trop bien. Quand il le voyait rentrer du bar avec des bleus, ou quand il le voyait parler avec des gens, Rayan savait que ça pouvait mal tourner à tout moment. Il était trop influençable, il ne savait pas dire non, c'était la bonne poire, parfaite pour des manipulateurs en puissance. C'était son opposé, en tout point. Enfin, l'opposé du Rayan de Bristol, parce que le Rayan de Liverpool ressemblait beaucoup plus qu'il ne l'admettrait jamais à Ely. Aussi bizarre que cela puisse paraître, il se retrouvait en lui.

« Je t'emmerde. » Rayan s'arrêta de ramasser ses livres et resta immobile quelques instants. Il avait bien entendu ? C'était bien Elyas ? Ou commençait-il à avoir des hallucinations dû à la fatigue ? Il haussa un sourcil et se retourna pour faire face à son colocataire. Non, c'était bien lui. Il en répondit pas à l'insulte. Il était un peu surpris que Elyas se rebelle de la sorte, mais ça ne lui faisait pas de mal de se mettre dans le peau de son cadet pour une fois. Il continua en disant que si il ne voulait pas parler de son adoption c'était son choix. Donc il avait bien lu les papiers, si il n'en était pas certain jusque-là, il était à présent fixé. « ...arrête de me traiter d'idiot » Rayan continua de le fixer sans dire un mot. Puis finalement, il humecta sa lèvre inférieur avant de lui répondre « Et bien arrête d'agir comme tel. » son ton était plus calme. Pas gentil, ou neutre, mais le débit était plus lent et il avait baissé d'un ton. Il ne releva pas l'histoire de l'adoption, car en effet, il n'avait pas envie d'en parler.

Le peu de calme qu'il avait réussi à récupérer pendant les dernières minutes s'envola lorsqu'il découvrit un trou, fait par une des cigarettes de son cher colocataire, dans le canapé. Il le menaça avec un livre, assurant que néanmoins qu'il y tenait trop pour lui envoyer à la figure, et lui demanda – question rhétorique – si les conneries étaient pathologiques chez lui. Et contrairement à toute attente, Elyas se rebella. Seulement, il aurait bien répondu à sa question, toute aussi agréable que celle de Rayan concernant son manque de tolérance et de compassion, si son colocataire n'avait pas ajouté cette phrase « Tes parents adoptifs ne te l'ont pas appris ? ». Tous les muscles du corps du jeune homme se raidirent d'un coup. Ses poings se serrèrent si fort que les jointures de ses doigts blanchirent. Sa mâchoire était crispé, ses sourcils froncés. Il déglutit avec difficulté, fusillant du regard Elyas. Il ne pouvait décidément jamais la fermer. Il fallu quelques instants à Rayan pour que son corps accepte de reprendre le dessus. Il pinça le bout de son nez et détourna le regard de son colocataire. Il occulta la question, il n'avait pas envie d'y répondre, il voulait juste l'oublier.
Il finit par dire, d'un ton monocorde, aucune expression ne trahissant le fond de sa pensée, qu'il lui avait déjà dit de ne pas fumer dans l'appartement. Il enroba le tout de quelques insultes Rayanesque et laissa couler.
Elyas baragouina quelques choses, mais Rayan ne l'écoutait plus. Il restait fixé sur ses paroles précédentes. Il étouffait. Personne ne lui avait parlé de ça depuis presque une dizaine d'années. L'appartement lui semblait trop petit.

Il attrapa son carton et s'en alla, comme ça. Il remonta le couloir jusqu'à l'entrée, attrapa sa veste et sortit, sans dire un mot. Il oublia même de fermer la porte. Il n'alla pas dans la rue. Il monta les escaliers, encore et encore, aussi interminables qu'ils paraissent. Finalement, il arriva à la fin des escaliers. Il poussa la dernière porte, et il se retrouva sur le toit. L'air frais ébouriffa ses cheveux et lui mordit les joues. Il faisait complètement noir, seul quelques lumières éclairaient le toit, et au loin, toutes celles de la ville scintillaient. Il prit une grande inspiration, puis expira longuement. Maintenant qu'il savait, allait-il utiliser cette excuse à chaque dispute ? Le « Toi tu es adopté » allait-il être la nouvelle insulte ? Il s'assit sur le bord de l'immeuble, les jambes dans le vide. Il aimait les hauteurs, de là, il surplombait tout. Depuis tout petit, il grimpait dans les arbres, sur les toits, parce que là-haut, il se sentait en sécurité. Là-haut, on lui foutait la paix.

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MessageSujet: Re: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Sam 24 Jan - 20:35


Ma rébellion avait étonné Rayan. Je ne lui répondais jamais en général, je me contentais de hôcher la tête en m'excusant en attendant que ses nerfs se calment. J'avais toujours été comme ça. J'encaissais les remarques et même les coups parfois sans chercher à me défendre. On me l'avait reprochait à de nombreuses reprises, ma mère, mon grand-père puis Rayan à son tour. On dit toujours que je suis trop influençable, trop gentil, que je ne sais pas dire non et qu'un jour où l'autre ça me jouerait des tours. Ce n'était pas que je n'avais pas de caractère ou que je ne savais pas comment m'affirmer, je voulais juste éviter les conflits en toutes circonstances. Puis je partais du principe que tout le monde ne peut me vouloir que du bien. J'avais appris que ce n'était que mon imagination qui me faisait croire ça lorsque je m'étais retrouvé enfermé au poste de police à la place d'un autre. On m'avait toujours appris à être serviable avec les autres, seulement j'étais bien trop influençable et je me retrouvais bien souvent dans des positions délicates à cause de ça. Peut-être bien que j'étais idiot en fin de compte, je n'apprenais aucune leçon de mes erreurs. Je me grattais nerveusement la nuque alors qu'il se retournait, étonné que je réponde à ses insultes. Je n'aimais pas le regard qu'il posait sur moi. Ce regard qui vous sonde de haut en bas et qui vous donne l'impression de lire dans vos pensées. Je détournais le regard et le posais sur la pile de livres à côté de lui. Il me demandait ensuite d'arrêter de me comporter comme un idiot si je voulais qu'il arrête de me traîter comme tel. Je passais ma langue sur ma lèvre inférieure avant de soupirer. Je me sentais soulagé qu'il réagisse comme ça. Il ne s'était pas plus énervé que ce qu'il était et il avait arrêter de me crier des insultes à la figure. Tout aurait pu s'arrêter là, mais j'ajoutais une phrase que je regrettais bien vite à propos de ses parents adoptifs. Je le voyais serrais les poings, sa machoire se serrait puis il attrapait le carton et sortait de l'appartement. Je fermais les yeux et plaquais mes mains sur ma figure. Je hurlais comme pour me libérer de toute la pression que je venais d'emmagasiner. Rayan était indéchiffrable, impossible de savoir à quoi il pense ou encore savoir comment il va réagir à une situation donnée. Ce côté secret et mystérieux m'agaçait chez lui. Je me sentais déstabilisé face à des personnes comme ça. Je me mordais la lèvre inférieure puis me laissais tomber dans le canapé. Gimli me rejoingnait passant sa tête sous mon bras pour attirer mon attention sûrement dans l'espoir d'être caressé. Je grognais en le poussant plus loin n'étant pas d'humeur câline. Je sentais son regard posé sur moi ce qui m'énerva un peu plus. Je me décidais finalement à le regarder. Sa tête était penchée sur le côté et semblait me juger. Il me rappelait énormément le chien que j'avais lorsque je vivais à la rue, il y a des années de cela. En y pensant, mon attitude ainsi que mon regard s'adoucissait. « Quoi ? » demandais-je après un court silence espérant peut-être une réponse du chien. Je secouais la tête de gauche à droite en riant nerveusement. « C'est pas de ma faute si ton maître est une putain de tête brûlée. » lançais-je au chien en levant les mains en l'air comme pour m'innocenter. Il avait du monter sur le toit comme à chaque fois qu'il a besoin de prendre l'air rapidement. Il ne voulait pas me parler, il n'avait qu'à se débrouiller seul alors. Il allait prendre l'air tout seul, respirer un bon coup, choper un rhume sûrement puis rentrer dans une heure ou deux pour aller se coucher. J'étais celui qui avait lancé le sujet, j'étais celui qui était allé fouiller dans ses affaires, c'était de ma faute s'il était monté sur le toit pour se changer les idées. Ma remarque sur ses parents adoptive avait été la remarque de trop, je n'aurais pas du lui dire ça. Je me sentais con maintenant et son putain de clébard me jugeait avec ses yeux de cocker. Un juron traversait mes lèvres alors que je me levais avant de sortir de l'appartement, attrapant ma veste au passage.

Je montais les escaliers lentement, les mains dans les poches de ma veste dialoguant avec moi-même. Je me demandais pourquoi je montais le rejoindre sur le toit alors que j'avais peur du vide et que c'était lui qui avait voulu se retrouver seul. Arrivé en haut, j'allais même peut-être me faire jeter, mais non, je continuais de monter les marches pesant le pour et le contre à voix haute. Je poussais la porte qui menait sur le toit, surpris par le froid et le vent qui s'écraisaient sur mon visage. Je fermais la porte derrière moi puis l'apercevais un peu plus loin assis sur le bord, les pieds se balançant dans le vide. Tout à fait normal, pensais-je en haussant les épaules. Je marchais en sa direction m'arrêtant à quelques mètres derrière lui. J'avais une peur bleue du vide. Je levais les yeux sur la ville qui était illuminée de tous les côtés à cette heure tardive. La vue était plaisante, mais je me sentais plus en sécurité loin du bord. Je toussotais comme pour faire comprendre à Rayan que j'étais là. « Je suis désolé. Je n'aurais pas du faire cette remarque sur tes parents adoptifs, c'était sous l'effet de la colère. Excuse-moi. » Je levais les yeux au ciel. Je ne pouvais pas m'en empêcher, je devais m'excuser. Je n'avais pas assez de fierté pour attendre que l'autre s'excuse en premier. Je m'en voulais, je savais que je l'avais blessé et encore une fois, je m'étais excusé. Un silence planait sur le toit. On entendait quelques bruits de moteurs et de klaxons au loin. « Je comprends un peu ce que tu ressens, tu sais. Mon père m'a abandonné aussi. Je ne l'ai jamais connu... Je ne connais même pas son nom. » Je ne l'avais jamais dit à personne. Je me disais que si je me confiais peut-être qu'il en ferait de même. Si je voulais en parler, ce n'était pas pour me moquer ou juste fouiner dans sa vie, c'était qu'au fond, moi aussi j'avais besoin d'en parler. Je m'étais senti abandonné comme il l'avait sûrement été. Longtemps, je m'étais fait une raison, me disant que mon père était un lâche qui avait laissé ma mère se débrouiller seule lorsqu'elle avait le plus besoin de lui et qu'il ne méritait donc pas que je lui accorde une quelconque attache ou sympathie. Mais on a beau se faire toutes les raison possibles, on vit toujours avec un vide. Je baissais les yeux sur mes pieds, la gorge nouée. Je n'en avais jamais parlé à personne. Je ne parlais jamais de moi souvent par honte pour mon passé ou encore pour éviter de penser à ceux qui sont parti bien trop tôt. Je croisais mes bras sur mon torse en reniflant.  

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MessageSujet: Re: ~ Let's play a game called "I'm going to kick your ass" (Ft Elyas Lockart)   Dim 25 Jan - 16:02



Rayan ne s'était sûrement jamais senti aussi seul que ce soir-là. Les yeux perdus dans le vide, il avait l'impression que tout ce qu'il avait soigneusement occulté pendant des années lui revenait d'un coup en pleine figure. Il ne parlait jamais de ce qui fût la plus grande déception de toute sa vie. Sa vie entière était basée sur un mensonge. Rien qu'en regardant sa carte d'identité, toutes les informations étaient vraisemblablement fausses : sa date de naissance, son nom de famille, son prénom, son lieu de naissance... Il n'était même pas comme ces enfants que les gens adoptés dans des foyers, dans des orphelinats, non, lui, on avait même pas pris la peine de le déposer là-bas. On l'avait laissé au milieu d'un parc en plein mois de septembre. Il devait tellement peu compter pour ses géniteurs qu'on l'avait abandonné comme ces gens qui abandonne leur chat ou leur chien au bord de l'autoroute. Qu'est-ce qui c'était passé ? Pourquoi lui ? Qu'est-ce qu'il avait fait pour être laissé ainsi ? Certes, les Fitzwilliam lui avait très certainement sauvé la vie. Il leur en était extrêmement reconnaissant, mais il ne pouvait s'empêcher de leur en vouloir malgré tout, pour l'avoir laisser vivre dans le mensonge, lui avoir menti depuis toujours.
Qui l'avait mit au monde ? Qui était à l'origine de son patrimoine génétique ? Est-ce qu'il avait des frères et sœurs ? Avait-il était une erreur ? Toutes ses questions trottaient dans la tête de Rayan à une allure folle.
Il posa son regard sur la boite qu'il avait soigneusement posé à côté de lui. C'était tout ce qu'il avait. Une couverture en laine et un éléphant en peluche, c'était les deux seules choses qu'il avait depuis sa naissance. Est-ce des cadeaux de ses « parents » ? De quelqu'un d'autre ? Si seulement ces objets pouvaient témoigner, il serait peut-être plus simple pour lui de comprendre.

Il entendit la porte claquer derrière lui, dans un lourd bruit métallique. Il n'avait pas besoin de ce retourner pour deviner qui cela pouvait être. Il remonta le col de sa veste alors qu'un courant d'air s'engouffra dans sa veste. Ce qui l'étonnait, c'était qu'Elyas soit monté : Premièrement parce qu'il venait de se prendre la tête et que Rayan – comme d'habitude – n'avait pas été tendre avec lui, et deuxièmement parce que ce dernier avait le vertige. Il l'entendit tousser derrière lui, mais le policier ne daigna se retourner. Il savait très bien qu'Elyas devait afficher sa tête de cocker dépressif, qui oblige les gens à lui pardonner automatiquement. Il s'excusa, comme d'habitude. Rayan soupira. Bon sang, c'était plus fort que lui, il semblait n'avoir aucune volonté. Même si il n'était pas en tort, il fallait qu'il s'excuse. Le jeune homme laissa passer quelques instants, puis tourna légèrement la tête vers la gauche. Il ne le regarder toujours pas. « Pourquoi tu fais ça ? » demanda t-il d'une voix étrangement poser par rapport à d'habitude. « Pourquoi faut-il toujours que tu t'excuses ? ». Rayan ne le comprenait pas. Si lui-même ne s'excuser presque jamais, ce qui était peut-être un mal, Elyas était dans l’excès opposé. « J'ai l'impression que tu passes ton temps à t'excuser. ». Certes, Rayan avait été blessé par les paroles d'Ely, mais c'était la première fois, alors que Rayan... « Je... c'est moi qui m'excuse... » souffla t-il « Tu n'es pas un idiot... » Rayan mettait sa fierté de côté une fois tous les ans – et encore – et là, c'était l'une de ces rares fois.

Le policier baissa les yeux, écoutant ce que disait son colocataire à propos de son père. Rayan ne savait même pas qu'il avait été abandonné par son père, il n'avait jamais chercher à le savoir à vrai dire. Il ne parle pas de sa famille, et déteste parler de la famille des autres. Les gens qui parlent de leurs parents, frères et sœurs, ça le faisait toujours se sentir à part. Ils voyaient les autres avec leur vrai famille, qui les aimait, et lui il ne connaissait pas la sienne, et il n'avait pas parler à sa famille d'adoption depuis des années. « Je suis désolé, je ne savais pas... » il posa enfin son regard sur son colocataire. Il se pinça les lèvres, ne sachant que dire. Il voyait bien qu'Elyas faisait des efforts, lui montrait qu'il pouvait faire de même, mais les mots ne sortaient pas.
Il se retourna, passant les jambes par-dessus le rebord et les reposant sur le bitume de l'immeuble. Il faisait à présent face à Elyas, dont le regard peser sur lui. Que pouvait-il lui dire ? Chaque mot semblait être une honte pour lui. Il détourna les yeux de son colocataire, les posant sur un pot de fleurs qui était perdu au milieu du toit. « On m'a abandonné au milieu d'un parc quand j'avais deux mois. » ces mots écorchaient presque ses lèvres tellement cela faisait mal de prononcer. Il ne se rappeler même pas les avoir dit une seul fois dans sa vie. Après avoir découvert le pot-aux-roses, il n'avait plus jamais voulu en entendre parler. Il prit une profonde inspiration avant de continuer. « Mon nom, ma date de naissance, rien ne m'appartient réellement. Ce ne sont que des mensonges. ». Il secoua la tête et fronça les sourcils « Enfin qu'est-ce que ça peut te faire de toutes façons... » souffla t-il. C'était sa vie après tout, en quoi tout cela pouvait intéresser les gens. Surtout connaissant Rayan, la seule chose qu'ils auraient pu se dire c'est que c'était bien fait pour lui. Voilà pourquoi il n'en parlait pas aussi : le jugement des autres. Soit ils s'en foutent, soit ils pensent qu'on la bien mérité. Il n'y était pour rien, et pourtant il avait toujours ressenti une certaine culpabilité, comme si tout cela avait été de ça faute, que déjà, à deux mois, on l'avait rejeté parce qu'il était juste lui...

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